jeudi 23 octobre 2008

:: Iris ::


:: sortie de bureau hier soir ::

Tout prédit l'approche des orages :
Nul, sans être averti, n'éprouva leurs ravages :
Déjà l'arc éclatant qu'Iris trace dans l'air
Boit les feux du soleil et les eaux de la mer ;
La grue, avec effroi s'élançant des vallées,
Fuit ces noires vapeurs de la terre exhalées ;
Le taureau hume l'air par ses larges naseaux ;
La grenouille se plaint au fond de ses roseaux ;
L'hirondelle en volant effleure le rivage ;
Tremblante pour ses oeufs, la fourmi déménage ;
Et des affreux corbeaux les noires légions
Fendent l'air qui frémit sous leurs longs bataillons.

Virgile, les Géorgiques. Ier siècle avant JC.
Traduction par Jacques Delille, 1832.

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